- Tu sais quoi, non ? - Non ! - J'admire ceux qui réussissent. Et même, je les envie. - Moi aussi, j'admire ceux qui réussissent. Mais je ne les envie pas forcément, car je sais comme le disait Marcel Proust que : « Il n'y a pas de réussites faciles ni d'échecs définitifs ». - Peut-être, mais quand tu restes comme moi, sur un échec, la vie a un goût plutôt amer ! - Tu sais, je ne te raconterai pas tous les projets que je n'ai pas pu mener à bien. - Ah! Je croyais qu'il y avait des gens qui réussissent toujours et d'autres qui ne réussissent jamais. - Ça, tu vois, c'est une belle erreur. Je dirais que plus grande est une réussite, plus grand doit être le nombre d'échecs qui ont précédé cette réussite. - Je vois où tu veux en venir. Les échecs nous aideraient-ils pour réussir ? - C'est bien connu : on apprend plus de nos échecs que de nos réussites. - Pour ma part, un échec a tendance à me secouer et ça m'aide pour persévérer. - Tu l'as dit, la persévérance, c'est une des clés de la réussite. Regarde Edison, combien a-t-il eu d'échecs avant de trouver le bon filament pour les lampes électriques ? C'est lui qui disait : « le succès c'est 5 % d'inspiration et 100 % de transpiration. » C'est parce qu'il a eu beaucoup d'échecs, que sa réussite a été grande. Et John Edward Tang dit souvent qu'il ne faut pas s'attacher à ces deux étiquettes que sont « échec » et « réussite », mais plutôt voir cela comme des expériences. - Je suis tout à fait d'accord, le mot échec est plutôt culpabilisant, et le mot réussite donne souvent envie de ne plus continuer à aller de l'avant pour rester sur une victoire. D'où l'expression « se reposer sur ses lauriers ». Et le mot expérience est bien choisi car il mène à l'action, celle qui nous fait aller encore plus loin. - Alors la vie est belle. Vivons le plus possible des expériences variées.

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